Comment découvrir Madagascar grâce aux mototaxis du bled

Madagascar est une île située au sud de l’Afrique. Connue pour son écosystème local riche d’animaux et plantes médicinales endémiques, elle n’est pas en reste en termes de transport en taxi. Cette activité permet  à des centaines de jeunes d’obtenir un travail, qui plus est, participe au désenclavement des régions de leur village d’origine.

Zone urbaine non concernée

Les transports à deux roues en Europe devance largement celui des autres pays africains tels Madagascar. Madagascar n’est pas encore sollicité par les maxi scooters nécessitant une réservation au préalable. En effet, le  transport organisé des personnes est encore en voie d’implantation dans la population. Dans la capitale malgache, les taxis et les taxibe assurent les dessertes quotidiennes. Si on veut chercher un service de transport des personnes à deux-roues et à titre onéreux, il faut visiter les régions éloignées des zones urbaines. Se situant à quelques kilomètres des grandes villes, ces régions sont accessibles uniquement à moto.

Itasy express

Moins connue que les lieux aux plages paradisiaques d’Ambatoloaka, dzamandzar et Betania, la région Itasy est un coin de Madagascar qui attire les touristes.

La région de l’Itasy se situe au centre de l’Île. Comme la plupart des localités rurales de l’Île, l’accès à ces zones reculées est particulièrement difficile. Cela s’ intensifie en saison de pluie. Le transport des marchandises y est assuré par des camions, celui des personnes se fait lors d’un parcours intermodal mêlant taxi-brousse, mototaxis, vélo et marche à pied. Sans la mototaxi, il faudrait marcher 60 km au moins, les bagages sur le dos ou voyager en camion. Les encourus dans ce genre de situation sont démesurés. En d’autres termes, la mototaxis est un élément essentiel de l’inter modalité des transports en Afrique.

Et l’aspect technique ?

On a posé la question à un transporteur à moto de la région Itasy. Habitant dans la région d’Arivonimamo, il nous répond sur la question si son véhicule pouvait être utilisé pour rejoindre la capitale. La capitale située à environ 100 km de routes dont 40 km sur terre, ce dernier a répondu nonchalamment : oui, il peut arriver à Tananarive, à condition d’avoir le permis nécessaire. Passé la séance d’hilarité générale après cette réponse, on commence à réaliser l’importance de ce moyen de transport . Les négligences avérées de la part de ce professionnel sont devenus une normalité. Rappelons le fait que la localité au sein de laquelle habite ce chauffeur de mototaxis n’a aucun réseau de transport quotidien. Par conséquent, les forces de l’ordre ne sont sur place que très rarement, et évitent souvent de contrôler les transporteurs à deux-roues. Eux aussi sont des usagers habituels de ces moyens de transport. Il va de soi que la législation locale doit également être améliorée pour les besoins de ce service de transport.

Conclusionscooter-moto

Par rapport au transport des personnes en France , les malgaches peuvent encore s’améliorer. Les professionnels malgaches regardent des images et clichés de transporteurs utilisant la goldwing ou la burgmann. Malgré les économies, il ne peuvent que relativiser. Ces transporteurs professionnels veulent bien chercher des équipements plus adaptés. Ils ne peuvent pas se risquer à demander un maxiscooter, à condition que les autorités locales fassent des efforts pour construire les routes, ou au moins les améliorer.

 

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